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 worn out places, worn out faces + (Aslinn&Ambrose)

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LE MIROIR : mad as a hatter.
Date d'inscription : 17/06/2016
MessageSujet: worn out places, worn out faces + (Aslinn&Ambrose)   Ven 17 Juin - 15:50

Worn out places
worn out faces
Alice ✧ The Mad Hatter
La nuit est tombée. Dans le coin la silhouette décharnée d'une ombre projetée. Une amante ou un amant, mais qu'importe. Il redescend de son nuage le chapelier, tandis que les plus jeunes se redressent avant de s'écarter. On lui laisse un peu de temps, dans tout ce capharnaüm. Le roi n'est jamais fatigué mais il y a toujours quelques caprices qui le pousse à s'écarter du bon peuple de Wonderland. Et ce caprice s'appelle Alice.

Il s'arrache à son fauteuil défoncé située dans une chaumière quelconque et redresse son couvre-chef, une œuvre de sa création, taillé dans un velours sombre qui aspire la lumière. Quelques pas plus tard, le voici chez lui. La cabane est presque trop silencieuse mais les quelques échos de ses compères vient sonner avec une familiarité rassurante à ses oreilles. Il ferme les yeux, pense aux visages de ses semblables, du reste du trio qui offre un ersatz rassurant, mais ce n'est pas cela qu'il attend.

Perçant le manteau de la nuit de son regard, il observe l'extérieur où une brume légère se dépose sur le paysage. Celle-ci n'a rien de naturel : il est fort possible qu'une âme s'amuse de sa magie nocturne. Tandis que ses bottes font craqueler les éclats de tasses et de soucoupes, il se déplace dans son petit palais, la cabane, le repère de bien avant son couronnement. A vrai dire, il n'y a pas plus palais que ce lieu, ancien à son regard et dont les souvenirs mêlent contentement, plaisirs, colères, jalousies... tout ce qui constitue la mémoire commune de leur petite bande. Mais ce n'est pas aux amis qu'Ambrose pense. Il retient l'attente pour profiter des moments qui se profilent en cette belle nuit.

Il se moque d'une quelconque intimité, ici les secrets ont la vie dure après tout, mais il aime s'approprier ces instants comme il s'approprie sa compagnie. La voici la petite silhouette à quelques pas de lui, dans le coin de son palais. Elle est si discrète l'enfant couronnée à la tête pleine de questions. Il adresse un sourire tendre à l'oiseau, avant de s'approcher lentement, dévoilant à la lumière d'une lampe qui gît sur le sol, le visage qui hante ses rêves et ses souvenirs.

Délicatement, il ôte son chapeau, marque ô combien rare d'une politesse éteinte, et s'incline légèrement, pas trop, devant la princesse. Aucun mot ne passe ses lèvres pour l'instant, on pourrait presque douter de cette folie qui l'habite et croire aux échanges courtois d'un prétendant envers une fiancée déjà conquise. Par la force celle-ci, de ses manigances et de l'esprit qui écrase le sien, de cette folie contagieuse auquel il aspire en la modelant.

"Ma chère" susurre-t-il les yeux étincelants tandis que ses bras se referment autour d'elle. "Ma belle" C'est un plaisir de la voir en cette nuit, elle qui assagit un peu sa folie avant de mieux la provoquer. Il caresse délicatement son visage avant d'y déposer un chaste baiser. Elle est ici leur nuit, et comme tant de fois auparavant, il n'est pas prêt de la laisser s'échapper.
  
© Starseed



Il était grilheure ; les slictueux toves sur l’alloinde gyraient et vriblaient. Tout flivoreux étaient les borogoves. Les vergons fourgus bourniflaient Prends garde au Jabberwock, mon fils ! A sa gueule qui mord, à ses griffes qui happent ! — Lewis Carroll.

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LE MIROIR :
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MessageSujet: Re: worn out places, worn out faces + (Aslinn&Ambrose)   Ven 24 Juin - 20:57

worn out places

Alice & Ambrose


Son corps, fragile et mince, sonne les délices convoités d’une biche dorée, Aislinn rêve allongée sur son rocher, le soleil alors darde ses rayons pâles, quelques fragments encore d’un jour malade, toussotant quelques grains d’or sur l’épiderme offert à cette nature délicate ; elle est de ces anges mystérieux, ses prunelles guettent, admirent le spectacle enjôleur des danses auréolées de magie, aériennes qui s’évapore quand elle tente de pourchasser le zéphyr de sa paume immortelle. Ils chantent là-haut, au sommet des montagnes, ces oiseaux sanglants empêtrés de gentillesses qu’elle apprivoise patiemment, c’est la voix cristalline jaillissant de sa gorge de lait quand elle se rhabille, pare d’un tissu léger ses épaules de princesse joyeuse. Elle s’est éloignée aujourd’hui, loin du quartier, les souvenirs ont brisé l’âme fissurée ce matin et Alice a crié.

Dans les bois, sur le sentier la guidant au palais de bois, cette maison, ce chalet, ce cocon de douceur où l’abandon s’efface, où les jeux d’amour virevoltent, dans cette cabane luxuriante, dans cette chaumière de tendresse, elle galope amusée reine, ses cheveux broussaille sur son front de vierge maculée d’oubli, vers la porte grinçante elle se faufile, les lumières s’allument, chandelles divines éclairant malignement les draps défaits de jeux figés, une robe sur le dossier d’un chaise, l’étoffe offerte par son roi, par son mari, petite Alice s’exclame, bouleversant les objets s’écroulant, se déchirant sur le sol baignée de saletés, elle sautille, elle frémit, elle casse encore des bibelots égarés sur les étagères. Mais la présence est absente, celle d’un monarque aimé, attendu toujours,  celle de son Chapelier. Des oreillers éparpillés, elle s’en fabrique une cabane, un antre pour chasser l’ennui qui la nargue, pour panser les plaies béantes de ses peurs torrents, elle sursaute quand la fenêtre s’arque brutalement, les monstres rodent dans l’obscurité et l’enfant tremble de ces monstruosités. Et la porte à présent esquisse une silhouette connue, une figure chevalière qu’elle adule le chérubin, il prend son temps, rythme son entrée dans sa manière fascinante, la poupée reste pétrifiée, sa peluche sur sa poitrine serrée, elle rejoint le chenapan, d’un baiser sur son visage elle lui offre ses lèvres, de bras, de doigts qui s’enlacent à sa nuque, c’est le cou qu’elle embrase astrale chipie.

« Tu m’as laissé. Tu étais parti ! Pourquoi tu pars tout le temps ? » Elle réclame de sa moue boudeuse des parcelles d’attention, des caresses enivrantes d’affection, des joies aux peines marbrées d’enlacement, Alice refuse de se remémorer ses gestes, ceux de s’évader elle aussi dans la grotte des rêves, des journées entières qu’elle parcourt de ses pieds aux égratignures arabesques, blessés à cette aube navrante, reposant dans l’eau fraiche d’un ruisseau. Accrochée, dans les bras de son époux, elle chuchote enfin dans l’oreille attentionnée, le rire percute de ses millions de son enchanteurs, elle se recule, maladroite personne qui tente de reprendre son équilibre, la nuit clignote de ses étoiles charmantes, faisceaux de beauté au village peigné de charbon. « Tu m’emmèneras dans l’espace pour rencontrer les étoiles ? Et la lune ! La lune on dit qu’elle porte toujours des robes argentées, faites de tissus soyeux et coulant sur les doigts comme de la poussière de fée ! J’en veux une comme ça aussi… » Elle baisse la tête, plonge dans ses désirs enfantins, dans ses caprices insouciants, la chétive gamine qui se dérobe au regard, devient invisible, les mèches de sa chevelure seulement trahissent la gosse, dans le lit, allongée, elle sourit, ses lippes cachées au délice, drapée dans les souhaits d’un jeu inventé, ses agates brûlantes, fiévreuses d’une bêtise pensée. « Tu me racontes une histoire ? »



dear delights

She loved the moors. Flowers brighter than the rose bloomed in the blackest of the heath for her; out of a sullen hollow in a livid hillside her mind could make an Eden.
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LE MIROIR : mad as a hatter.
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MessageSujet: Re: worn out places, worn out faces + (Aslinn&Ambrose)   Jeu 30 Juin - 21:43

Worn out places
worn out faces
Alice ✧ The Mad Hatter
Entouré par leur chaos, le souverain trouve de l'ordre au creux de ces prunelles, celle de l'amante, celle de la fille à l'innocence corrompue. C'est la mère de leur monde et il peut se flatter de l'avoir en cage. Les voici tout deux dans ce palais de bois, cet endroit précieux dans lequel sont gravés quelques uns des instants qu'ils ont passé ensemble. Ses yeux glissent sur la silhouette de l'ange, celle dont la présence semble constamment à ses côtés même lorsqu'il fuit loin d'elle. Jamais longtemps. Elle est son obsession navrante, et son esprit s'enfonce dans cette chaleur accueillante qui la caractérise alors qu'il la serre au creux de ses bras, frémissant sous ses baisers.

La plainte, le caprice enfantin l'amuse. Il la torture un peu sa princesse, l'épouse étourdie. Un sourire se dessine sur ses lèvres mais il laisse la question en suspens. Il fait traîner, la fait s'inquiéter, la divine, la belle de ses nuits. « Je pars pour mieux te retrouver.  » lui retorque-t-il en la pinçant légèrement au bras. C'est un petit jeu qu'il affectionne mais qui ne dure jamais bien longtemps, cédant devant les exigences de celle dont il détient les clés de la prison. Les demandes qui passent les lèvres de son aimée le laisse songeur, puis il rit, doucement, gentiment. Bien sur qu'il lui donnera !  « Les étoiles sont capricieuses, mais la lune est grande dame. Nous iront tout les deux. Et je te donnerais le ciel tout entier si il le faut. Et la robe, la robe... tu seras aussi belle que la lune. » souffle-t-il avant de la faire taire d'un baiser. Oh si les habitants de Wonderland sont fous, elle l'est certainement la petite créatrice !

Mais sa folie est si belle, touchante presque, perçant le faux sérieux du Chapelier, lui accordant quelques secondes de contemplation, comme l'enfant qui admire un étincelant papillon. Ambrose s’assoit à ses côtés, sur le lit, s'allonge de moitié, réfléchissant toujours, à tout et à rien et admirant la belle, son caprice à lui, celle qu'il modèle selon ses envies. L'homme s'allonge à ses côtés, la maintenant toujours prés de lui. Elle n'est qu'à elle rien qu'à elle, cette seule pensée fait naître au creux de son cœur une pointe de jalousie mais la requête le tire de ses pensées... Une histoire ?

« Une histoire ? » demande-t-il interloqué. C'est un petit jeu. L'étincelle au creux de son regard est sans équivoque. « Quelle histoire veux-tu que je te raconte ? » Un récit encore inexistant, quelques bribes qui volettent encore... peut-être. Oh mais il sait ce qu'il va lui raconter. Ses bras l'entourent, alors que sa tête repose, et que ses doigts viennent jouer avec les mèches blondes, taquin. « Mais contons là ensemble veux-tu ? » Les doigts parcourent la peau.

Ses paupières sont mi-closes. Il la connaît par cœur cette chair et ce parfum qui l'enivre, ce corps qu'il presse chaque jour contre le sien, dans leur ballet nocturne/ Mais l'heure est au conte désormais, et à l'affection brûlante qui transpire dans chacun de ses gestes. « Il était une fois... il était deux fois même... une belle enfant... blonde comme les blés. Mais il lui faut un nom, rien ne peut exister sans qu'on l'appelle ma douce enfant. Comment allons nous la nommer ? » ajoute-t-il mutin, l'amenant contre lui, caressant sa douce chevelure, s'amusant de son trouble.  
  
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