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 Douce nuit, sainte nuit (NOSIE)

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LE MIROIR :
Date d'inscription : 09/07/2016
MessageSujet: Douce nuit, sainte nuit (NOSIE)   Dim 10 Juil - 22:08

Tu as toujours fait ce qu’il te demande. Parce que c’est ton maître, parce que c’est ton dieu. Tu ne lui refuses rien, et ce depuis presque douze ans maintenant. Il t’a élevé quand tu n’étais plus que petite fleur brisée. Il t’a rendu ta beauté et ta force. Tu lui en seras éternellement reconnaissante. Alors, quand un homme arrive, avec l’une de ces belles pièces dorées, tu sais, tu te doutes, que c’est pour t’entendre chanter. Les autres ne sont pas si chers. Les autres ne sont pas toi. Tu es unique, ta beauté, ton chant, tout chez toi appelle au désir, à la luxure. Tant d’hommes se damneraient pour pouvoir te souiller, petite fleur si délicate. Mais personne n’a le droit de te toucher. Mahash y veille soigneusement, et personne ne veut se mettre à dos le dieu serpent. Tu le suis, l’homme, jusqu’à une pièce fermée, intime. Quand vous n’êtes que tous les deux, faiblement éclairés, tu fais tomber ta robe de soie. La courbe de tes seins, la rondeur presque enfantine de tes hanches, tes lèvres provocantes. Tu lui fais tourner la tête, tu le sais. Il a payé, alors tu te mets à chanter. Ta voix, douce comme le miel, l’enveloppe, l’hypnotise. Tu souris, tu poses ton regard mordoré sur cet homme, devenu bête pour toi. Mais la bête est assoiffée, et il ose. Il ose ce que personne, avant, n’avait tenté. Sa main avance, lenteur décadente, et se pose sur ton vendre nu. Il te caresse, ça l’excite. Il n’est plus qu’animal. Il en rêvait, la nuit et ne pense plus aux malheurs qui s’abattront sur lui. C’est le venin du serpent qu’il craignait, jadis, et ce sont pourtant les épines de la rose, qui auront, ce soir, raison de lui. Une colère sourde grogne en toi, petit oiseau. Il te touche. Toi, si parfaite, toi, si pure. Il n’a pas le droit. Tu ne peux pas le laisser faire. Tu dois le punir, petite rose. Mais tu es futée, Rosie. Et tu sais que seule, contre ce géant, tu n’arriveras à rien. Alors tu le prends à son propre jeu. Tu t’approches de lui, tu rodes tel un prédateur. L’oiseau se fait lionne. Tu souris, ta chevelure resplendit. Tu es belle, ainsi éclairée par la lune, ta douce comparse. Tu danses pour lui, tu danses pour elle. La voix d’or se fait putain, elle ondule pour l’homme, elle gémit pour l’homme. Elle n’est plus que chose dans ses bras. Cette nuit-là, pour la première fois, l’oisillon saigne, première goutte de sang sur la rose si blanche. L’enfant n’en est plus un. Tu es devenue femme, pour cet homme. Mais il n’aura pas le loisir de se vanter. Il souffle, il grogne, proche de la jouissance. Et toi, tu souris, petit rossignol. Les doigts contre sa gorge, tu sers, si fort. Tes yeux ne brillent plus de douceur. Tes yeux ne sont que sangs. Tu ris, douce rose, quand l’homme suffoque. Mais tu n’as pas fini de jouer avec ta proie. Alors tes mains reviennent se perdre dans ses cheveux. Il n’a pas compris, le bougre. Il le prend comme un jeu. Sexuel et malsain. Tu es en colère, petite rose, plus que jamais. Et tes doigts si fins, ce n’est plus son cou qu’ils cherchent. Mais ses yeux. Les cris bestiaux deviennent hurlement. Tu aimes le faire souffrir. Tu t’en délectes. Le sang coule sur tes doigts, à présent. Tu le goûtes. Ta langue chatouille ta main alors que la bête redevenue homme hurle son agonie. Mais personne ne sera là pour te sauver petit homme, tu as foncé dans la gueule du loup. Tes ongles sanglants s’enfoncent dans la peau tendre de ses joues. Tu ris, petite folle, tu ris. Et c’est sa gorge, si pâle, que tu viens amuser, une seconde fois. Tu sers si fort qu’une nouvelle fois, le sang jaillit. Brusquement. Tu es surprise, tu es heureuse. Ton visage taché de sang, l’homme souffle son dernier cri. Tu rentres tes épines, petite rose, et tu t’endors, contre ce corps sans vie. Nue, déchue, mais si belle.
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MessageSujet: Re: Douce nuit, sainte nuit (NOSIE)   Lun 11 Juil - 10:52



douce nuit, sainte nuit.

Du sang, partout. La peau blanche, pure, innocente tâchée de carmin. Tâchée de vie et de mort. Les deux corps enlacés dans une étreinte indécente, une âme qui s’est éteinte. Ton souffle s’accélère. Tu observes la scène, immobile, comme un de ces passionnés d’art devant une toile d’une grande renommée. C’est beau. C’est si beau, ce qu’elle a fait. Ta jolie princesse, ta belle Rose. Tu n’as jamais pris conscience qu’elle était devenue femme, fleur empoisonnée qui tue. À tes yeux, elle ne restait que ce bouton de rose à peine éclos. Cette enfant baignant dans l’innocence. Et aujourd’hui, cette nuit, le monde l’avait salie. Elle était devenue sombre, ta poupée. Une obscurité qui te plaisait malgré tout. Qui t’attirait comme la flamme attire le papillon. Ses yeux sont fermés sur des songes qui n’appartiennent qu’à elle et tu aimerais pouvoir connaître les histoires qui se déroulent sur l’écran de ses paupières. Tu aimerais revoir encore la couleur clair de ses pupilles qui se posent sur toi comme un soleil. Chacun de ses regards était une brûlure, comme si tu étais indigne d’être vu par elle. Comme si tu étais indigne d’elle. Mais c’était si bon de la posséder, c’était si bon de l’avoir à tes côtés. Objet de possession, objet sacré entreposé dans ton univers et que personne ne pouvait toucher. Que tu te devais de préserver. Qu’adviendrait-il maintenant que l’Homme avait brûlé son innocence ? Qu’en serait-il d’elle maintenant que sa féminité s’était si violemment réveillée ? Accroupi près des deux corps rougis, tu caresses doucement la rondeur de l’épaule d’albâtre de tes doigts. Souffle léger, brise matinale qui fait frémir la peau de neige. « Il est temps d’ouvrir les yeux, jolie fleur des ténèbres, tu murmures presque avec fascination. Le jour va se lever. » Toute la nuit, elle avait erré parmi ces animaux ; toute la nuit, elle avait appartenu au monde d’en bas. Il était temps qu’elle retrouve sa cage dorée. Qu’elle retrouve son foyer.

Tu passes doucement une main dans les mèches blondes collantes de sang coagulé. Le spectacle était si beau, vu de près. Et tu sentais poindre en toi un sentiment brûlant de fierté. Quoique cet être lui ait fait, il l’avait payé au prix fort. Il l’avait payé de sa vie. Et si elle ne s’était pas chargée de lui, tu l’aurais fait toi-même. Tu aurais préféré le faire de toi-même, pouvoir lui faire payer d’avoir seulement osé porter son regard sur ta fleur. Mais que Rosie puisse ainsi se défendre, faire un tel carnage par elle-même avait quelque chose de délicieux sur ta langue. Quelque chose d’excitant. Tu lui offres un sourire tendre en croisant les pupilles encore un peu floues. « La Belle au Bois Dormant se réveille enfin ? chantes-tu d’un air malicieux. Tu as été bien vilaine, cette nuit, ma jolie. » Mais comment lui en tenir rigueur ? Comment le lui reprocher quand tu n’étais que félicité ? Lentement, tu glisses un bras sous ses cuisses et l’autre dans son dos. Son corps frais, frissonnant se love contre ton torse et tu raffermis ta prise. Ses propres mains accrochées à ta nuque, tu poses un baiser sur son front encore humide. « La prochaine que tu souhaites t’amuser, dis-le moi. Je t’y aiderai. » Parce que tu préférais pouvoir garder un œil sur elle, parce que tu voulais savoir où elle était, avec qui elle était, ce qu’elle faisait à chaque instant. Hier soir était une erreur de ta part, un manque de vigilance qu’une autre personne avait payé de sa vie. Jamais tu n’empêcherais Rosie d’exprimer sa véritable nature mais tu ne voulais certainement pas qu’elle se mette en danger. Tu ne voulais certainement pas qu’elle coure le moindre risque.


the snake :: trying to forget that we ever met. how i miss you. i’m the loneliest person in chains and into the end alone. the shine in your eye is gone. what the hell am i doing here? in the world only myself to fear, i’m hiding to the end alone. killing the lambs
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LE MIROIR :
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MessageSujet: Re: Douce nuit, sainte nuit (NOSIE)   Lun 11 Juil - 18:43


Tu rêves en couleurs, tu rêves en grand. Ton père a disparu, et pourtant, il est toujours, avec toi, quand la nuit t’emporte. Tu te retrouves dans son jardin fleuri. Des milliers de rose, toutes plus belles les unes que les autres. Et toi, minuscule reine des fleurs, tu contemples ton monde. Il est là, avec toi. Ton père. Tu sais que c’est lui, tu le ressens, au fond de toi. Mais tu ne le vois pas, tu ne le vois plus. Ombre parmi les ombres, là sans être là. Y’a l’odeur des fleurs, qui affoles tes narines, y’a le vent qui griffe délicieusement ton visage, faisant voler, tel un halo dorée, tes mèches blondes. Petite Rosie est heureuse. Mais bientôt, le vent meurt, et l’odeur agresse ton odorat. L’odeur du sang. Les roses saignent, douloureusement. Tu as mal. Tu as peur. Tu l’appelles, lui, ton père, mais l’ombre disparait, et tu te retrouves seule, petit oiseau sans aile. Tu cries ta peur, ta douleur. Et il arrive, lui. Il te sauve encore une fois. Tu le regardes, il est beau. Ce n’est pas une ombre, ton serpent. Il est bien réel. Tu lui souris. Tu ne cris plus, tu te sais en sécurité à présent. « Les roses saignent. Les roses ont de la peine… » Tu dis, douce enfant. Ta voix n’est que murmure, emportée pour le vent nouveau. «  C’est de ta faute, petit oiseau. C’est de ta faute. » Dur comme la pierre, le serpent déverse son venin. Et tu cries, tu hurles de nouveau. Tu as mal, c’est affreux.

Tes paupières tressautent et tu ouvres les yeux. Cauchemars, rien de plus. Nahash est là, près de toi. Comme toujours. Le rêve prend fin mais l’odeur subsiste. Acre, elle t’agresse. Le sang poisseux. Le goût sur tes lèvres, la fraicheur sur ta peau nue. Tu ne comprends pas. Que t’arrive-t-il, petite Rose ? Tu es perdue. Tu te redresses, tes doigts s’enfoncent dans la peau du défunt, et quand ton regard se pose sur le visage du macchabée, tu te mets à trembler. Les mains tachées de sang. Il n’y a aucun doute, c’est ton œuvre. Pourtant, cette nuit de supplice n’est qu’un lointain souvenir, perdu dans ton esprit joli. Ton regard de miel cherche celui du serpent, cherchent une quelconque réponse. Mais il n’y en a pas. Ces yeux bleus restent pareils à eux même. Les larmes cristallines forment un doux sillon sur les joues empourprées. Tu te recroquevilles contre lui, petit oiseau blessée. Larmes silencieuse, bouche tremblante. Tu as donné la mort, tu peux encore voir le sang collé à ta peau, à ton cœur. La chair sous tes ongles, l’ombre sur ton âme. L’enfant n’est plus.

« Nahash… » Tu murmures. Prénom si compliqué. Enfant, tu l’écorchais vulgairement. Nanash, que tu disais. Temps révolu. « Rosie ne comprends pas. » Tu gémis, petite fille malheureuse, petite fille trop petite, dans tes bras si grands. Il t’emmène, loin de cette chambre trop sombre, trop noir pour toi. Tu frisonnes dans ses bras. La nudité n’est point une gêne. C’est le sang, si présent, qui te donne des sueurs froides. Tu n’as jamais aimé ça, et pourtant, de voilà tachée, à jamais.

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MessageSujet: Re: Douce nuit, sainte nuit (NOSIE)   Dim 17 Juil - 21:46



douce nuit, sainte nuit.

Les sanglots nouent sa gorge. Il y a beaucoup de détresse dans son regard d’ambre, dans sa voix qui tremble. Tout ce sang l’écœure et lui fait peur. Elle, si pure, si belle. Elle, comme une enfant qui vient tout juste de naître. Rosie est certainement l’entité la plus pure que cette Terre ait portée. Rien n’était aussi innocent qu’elle. Et voilà que sa blancheur était entachée. Voilà qu’elle était déchue, ta jolie fleur sacrée. Fanée. Tu resserres ta prise sur son corps trop frêle, trop fragile. « Ne t’en fais pas, jolie fleur, tu murmures d’une voix tendre. Tout va bien. Tout ira bien. » Parce que la chute ne fait que commencer. Parce que l’Enfer s’ouvre enfin sous ses pieds. Il y aura bientôt les cris de toutes ces âmes damnées. Les entend-elle ? La supplient-elles ? Un jour, elle comprendra. Un jour, elle saura pourquoi elle a fait ça. Pour l’instant, elle est juste effrayée. Elle est juste comme un tout petit animal sauvage qu’un chasseur a tenté d’attraper. « Tu es belle, ma Rosie. Tu le sais ? Tu sais que tu es belle ? » Sa beauté est sans pareille. Elle pourrait faire tourner toutes les têtes sans même s’en apercevoir. Combien d’hommes pourrait-elle mener sur le chemin de la perdition sans en avoir conscience ? Combien de vie pourrait-elle détruire juste avec un de ses sourires ? Ils sont si beaux ses sourires, ils sont si clairs. Un pauvre être humain se damnerait pour un de ses sourires. Un de ses regards. Sous ses airs de biche aux abois, elle est un animal de proie. Elle chasse. Ta rose est truffée d’épines. Des épines qui font mal. Des épines que tu aimes au-delà de tout. Ta fleur est unique. Mais personne d’autre à part toi ne le voit. Posant un baiser chaste sur son front, tu lui offres un sourire rassurant. Un sourire qui lui rappelle que tu t’es toujours occupé de tout dans sa vie, depuis ses dix ans.

« Dis-moi, Rosie. As-tu goûté son sang ? As-tu encore sa saveur sur tes lèvres ? demandes-tu sourdement. Dis-moi, quel goût avait cet humain ? » Tu imagines le corps frêles qui danse pour cet homme aux yeux trop avides ; tu imagines les mains baladeuses qui arrachent sa vertu. Et la lionne qui se réveille, qui commence à rugir. Et le pauvre homme qui n’a pas d’autre échappatoire que celle de mourir. Tu regardes encore une fois la chair maculée de carmin, liquide de vie séchée sur la peau trop blanche. Tu aurais voulu être là. Tu aurais voulu admirer le spectacle, comme un père fier de sa progéniture. Tu aurais voulu goûter la vie de cet homme impur. Humidifiant doucement ton pouce, tu effaces une trace rougeâtre au coin de la bouche comme un bouton de rose. « N’aie pas peur, petite fleur. N’aie pas peur de ce que tu es, tu la rassures avec tendresse tout en portant le doigt à tes propres lèvres. Tu es si belle ainsi. Tu es magnifique. » Parce qu’elle reste pure dans ses péchés, parce que la mort lui donne ce rose de la vie aux joues. Parce que Rosie est née cette nuit, dans un bain de sang qu’elle a elle-même fait couler. La scène devait être féérique. Magique. Une fleur qui éclot dans l’obscurité, sous les rayons argentés de la lune qui lui sourit. « Et je t’aime ainsi. Toute salie. C’est si beau, ce sang sur tes joues. Partout. » Il n’y a pas d’autre mot pour décrire ce que tu vois, pour décrire le spectacle qui se dresse devant toi. Rosie est une toile ; Rosie est un chef d’œuvre. Et tu es celui qui a tenu les pinceaux, a choisi les couleurs. Tu es son créateur.


the snake :: trying to forget that we ever met. how i miss you. i’m the loneliest person in chains and into the end alone. the shine in your eye is gone. what the hell am i doing here? in the world only myself to fear, i’m hiding to the end alone. killing the lambs
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